Le Domaine d’Isegorias » Saint Yves : le roi des Korrigans - Contes et légendes de Bretagne, Féerique

Saint Yves

Source : Wikipédia

Saint Yves ou Yves H√©lory de Kermartin (environ 1250 - 1303) (appel√© sant Erwan dans le Tr√©gor, Iwan, Youenn ou Eozen dans d’autres r√©gions) est un pr√™tre du dioc√®se de Tr√©guier qui a consacr√© sa vie √† la justice et aux pauvres. Dans le calendrier catholique, il est f√™t√© le 19 mai.

Saint Yves

Nous n’avons aucune Vie de saint Yves écrite par ses contemporains, mais seulement la procédure faite en 1330 pour parvenir à sa canonisation. Après sa canonisation, plusieurs récits de sa vie ont été écrits en français, en latin, en breton, en italien.

Yves H√©lory est n√© au milieu du XIIIe si√®cle dans une famille noble au manoir de Kermartin sur la paroisse de Minihy-Tr√©guier. Il suit des √©tudes de droit √† Orl√©ans puis √† Paris o√Ļ parall√®lement √† ses √©tudes, il m√®ne une vie de privation pour venir en aide aux pauvres.

Il revient ensuite travailler en Bretagne √† Rennes dans un premier temps, o√Ļ il devient conseiller juridique du dioc√®se. L’√©v√™que de Tr√©guier remarque ses talents et en 1284 le nomme official, c’est-√†-dire juge eccl√©siastique du dioc√®se, l’ordonne pr√™tre et lui confie successivement les paroisses de Tr√©drez et de Louannec, proches des terres de son enfance.

Il √©tonne ses paroissiens en c√©l√©brant la messe en breton, alors que ses pr√©d√©cesseurs le faisaient en latin. Il pr√™che √©galement la bonne parole en se d√©pla√ßant √† travers la Bretagne comme pr√©dicateur itin√©rant. Les gens l’appr√©cient pour sa fa√ßon de rendre la justice, il est r√©put√© pour son sens de l’√©quit√© qui lui interdit de privil√©gier le riche sur le pauvre, pratique alors courante.

On lui pr√™te √©galement des miracles comme d’avoir sauv√© des gens de la noyade. Apr√®s une vie d’asc√®se et de partage, il ne mangeait que deux Ňďufs par an le jour de P√Ęques et tenait table ouverte pour les pauvres en son manoir, Yves H√©lory s’√©teint le 19 mai 1303. Ses obs√®ques √† la cath√©drale de Tr√©guier sont l’objet d’un faste et d’une ferveur populaire extraordinaire ; pour tous, il devient le ¬ę mirou√ęr des eccl√©siastiques, advocat et p√®re des pauvres, vefves et orphelin’ ¬Ľ.

Moins de 50 ans apr√®s sa mort, en 1347, le pape Cl√©ment VI lui accorde la saintet√©. Son culte, rest√© tr√®s vivace en Bretagne, s’est r√©pandu dans toute l’Europe, jusqu’√† Rome o√Ļ une √©glise lui est consacr√©e dans l’enceinte de l’Universit√© de la Sapienza (Sant’Ivo dei Bretoni, Saint-Yves des Bretons), en Espagne, en Allemagne, et aux Pays-Bas.
Les reliques de St Yves et de St Tugdual sortant de la cath√©drale de Tr√©guier √† l’occasion du pardon 2005
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Les reliques de St Yves et de St Tugdual sortant de la cath√©drale de Tr√©guier √† l’occasion du pardon 2005

Il est le saint patron de toutes les professions de justice et de droit, notamment celle des avocats. Chaque 19 mai, √† Tr√©guier (C√ītes d’Armor), une d√©l√©gation de ces professions accompagne le pardon √† saint Yves qui est une des grandes f√™tes religieuses bretonnes, au m√™me titre que le pardon de Sainte-Anne-d’Auray.