Le Domaine d’Isegorias » Merlin l’Enchanteur : le roi des Korrigans - Contes et légendes de Bretagne, Féerique

Merlin l’Enchanteur

Source : Wikipédia

Connu sous les noms de « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique, Merlin est un personnage de la mythologie celtique, et plus particulièrement de la branche brittonique, soit la Bretagne continentale et la Grande-Bretagne sauf l’Écosse. En France, son nom est frĂ©quemment associĂ© Ă  sa fonction d’ « enchanteur », c’est-Ă -dire de magicien.

Merlin et Viviane

La légende de Merlin

Le nom même de Merlin n’a pas d’origine clairement définie. Certains le situent à l’époque des druides celtiques. Ce que l’on sait, c’est que les noms « Merddin », « Myrddin », puis ensuite « Merlinus » ou encore « Merilun » furent utilisés successivement pour décrire un seul et même personnage. Le nom de « Merlin » sera adopté plus tard, sans doute aux environs du XIIe siècle. La légende de Merlin l’Enchanteur (ou « L’Homme des bois ») est très complexe, mais en fait, on ne sait pas si ce personnage a vraiment existé, les sources manuscrites de l’époque ayant disparu. La plupart des ouvrages qui parlent de Merlin, évoquent aussi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Or, ces textes datent du XIIe au XVIe siècle, alors que des récits remontent à bien plus longtemps. Il apparaît qu’un certain Merlinus Ambroisius aurait réellement existé, de descendance royale. L’influence chrétienne au Moyen Âge aurait transformé les écrits de départ en légende : la mère de Merlin ayant enfanté d’un antéchrist aux grands pouvoirs. De plus, certaines femmes deviennent des sorcières s’en prenant aux hommes, même à Merlin. Bref, sa description varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît à travers les contes et les dessins animés : enchanteur, prophète, hommes des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature. Alors, finalement, peu importe qu’il ait existé ou pas : Merlin l’Enchanteur signifie la bonté et le rêve, l’humanité et la nature… C’est sans doute pour cela qu’il nous captive.

Merlin, dans la geste arthurienne

Son rĂ´le dans le cycle arthurien est d’aider Ă  l’accomplissement du destin du royaume de Bretagne (royaume mythique regroupant l’actuelle Angleterre, le Pays de Galles et la Bretagne continentale). Grâce Ă  une sagesse lĂ©gendaire, il devient l’ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. Ă€ la mort de celui-ci, il organise le dĂ©fi de l’Ă©pĂ©e Excalibur qui permet Ă  Arthur, fils illĂ©gitime d’Uther, de succĂ©der Ă  son père. Puis il incite Arthur Ă  instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quĂŞte du Graal. Ă€ la fin de sa vie et malgrĂ© toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinĂ©e du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.

La lĂ©gende de Merlin n’est pas Ă  l’origine intĂ©grĂ©e dans le cycle arthurien. Le personnage sera en quelque sorte « christianisĂ© » par la suite pour pouvoir y figurer, mais on peut y reconnaĂ®tre l’archĂ©type du druide : proximitĂ© avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle, sagesse, longue vie, rĂ´le de guide et de conseiller des puissants. Dans un monde chrĂ©tien alors en plein essor, il reprĂ©sentait ce qui restait de la tradition ancienne : le monde druidique moribond.

La fin de Merlin

Devin et magicien, Merlin tomba, selon la lĂ©gende, Ă©perdument amoureux de la fĂ©e Viviane, Ă  qui il confia le secret pour se lier un homme Ă  jamais. La fĂ©e Viviane entreprit donc de rĂ©aliser cette magie, traçant les “neuf cercles” autour de Merlin endormi. La magie Ă©tant puissante, Merlin fut enfermĂ© pour l’Ă©ternitĂ© dans sa geĂ´le, au grand regret de la fĂ©e Viviane qui ne croyait pas que la chose fut possible. On dit aussi que mĂŞme maintenant, il est encore enfermĂ©. Ainsi, dans la forĂŞt de BrocĂ©liande, sur une stèle est Ă©crit : “ici a Ă©tĂ© enfermĂ© Merlin l’enchanteur par la fĂ©e Vivianne”.